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Manif. GDE 6 octobre 2009 17:29, par delbecque jj
Explications du communiqué de VIVRE L’entreprise GDE, broyeur de ferrailles à Salaise, émet du benzène et des dioxines. Ces rejets toxiques et cancérigènes ont été cachés lors de l’enquête publique en 2002. Cette pollution illégale n’étaient donc pas permise par l’arrêté de la préfecture de l’Isère en 2003 autorisant l’exploitation de ce broyeur qui ne devait émettre que des poussières. Depuis les associations locales de défense de l’environnement (VIVRE et SNF) et certains élus ne cessent de dénoncer la réalité de la pollution subie par les habitants des communes environnantes. En 2007, VIVRE a mis en (...)


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  • - 6 octobre 2009 17:29, par delbecque jj

    Explications du communiqué de VIVRE   L’entreprise GDE, broyeur de ferrailles à Salaise, émet du benzène et des dioxines. Ces rejets toxiques et cancérigènes ont été cachés lors de l’enquête publique en 2002. Cette pollution illégale n’étaient donc pas permise par l’arrêté de la préfecture de l’Isère en 2003 autorisant l’exploitation de ce broyeur qui ne devait émettre que des poussières.

    Depuis les associations locales de défense de l’environnement (VIVRE et SNF) et certains élus ne cessent de dénoncer la réalité de la pollution subie par les habitants des communes environnantes.

    En 2007, VIVRE a mis en évidence les rejets de benzène (C.O.V.) Le préfet de l’Isère a "régularisé" la situation en juin 2007 en autorisant par un arrêté complémentaire le rejet de plus de 16 tonnes par an de ces substances toxiques et cancérigènes.

    En 2009, VIVRE prouve (premier et unique contrôle inopiné de la DRIRE) des émissions de dioxines supérieures à l’incinérateur voisin. Que font les pouvoirs publics ? La préfecture de l’Isère vient de prendre un arrêté complémentaire autorisant ces rejets, malgré la soi-disant concertation avec les associations. Ce nouvel arrêté autorise le rejet de dioxines, en même quantité qu’un incinérateur, mais sans les contraintes de la réglementation.   Comment comprendre la différence entre le traitement réglementaire imposé à l’incinérateur voisin (Trédi), notamment les deux contrôles inopinés mensuels, et ce pendant plus d’un an, en attendant la mise en place d’un contrôle permanent …. et le laisser faire accordé à GDE.   Si demain nous prouvons le rejet de PCB au Rhône par GDE, un nouvel arrêté viendra t’il les autoriser ?   Ces arrêtés complémentaires constituent une modification notable de l’impact sur la santé et l’environnement et auraient donc dû nécessiter une nouvelle enquête publique.   Ce scandale fait suite à de nombreuses désillusions des associations concernant les dossiers environnementaux du secteur et notamment :   En termes de santé et d’environnement, le Suivi Environnemental Global (SEG) de la zone, obtenu du ministère par les associations suite à l’affaire dite "des déchets d’Abidjan", ne concerne que la chimie et seulement la chimie de Roussillon, comme si la zone des Roches n’impactait pas le Roussillonnais, excluant la centrale nucléaire de St Maurice/St Alban. Alors que l’on cumule toutes les pollutions depuis des décennies, il n’y a jamais eu d’études sanitaires spécifiques sur le secteur.   En termes de sécurité (risques industriels), impossible d’inclure tous les risques (chimie de toute la zone, nucléaire) dans le cadre du Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT), bien que la zone des Roches et de Roussillon soient proches et reliées par pipe-line. Alors que l’on cumule tous les dangers, il n’y a jamais eu d’exercice grandeur nature du PPI (Plan Particulier d’Intervention) impliquant tous les acteurs. Concernant l’étendue du périmètre de danger autour des entreprises à risques : le périmètre initial englobait le projet d’implantation de la « zone plein sud » à Salaise. Que font alors les pouvoirs publics ? Ils réduisent le "périmètre toxique" d’une des entreprises afin que la zone concernée en soit exclue !     Enfin, nous le savons par retour d’expérience, quand on abordera le financement de ces deux dossiers importants, tout cela va fondre comme neige au soleil.   Ce nouvel arrêté préfectoral autorisant GDE à émettre des dioxines (autant qu’un incinérateur, mais sans les contraintes réglementaires), est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.   Notre association ne peut plus s’asseoir à la même table que des services de l’Etat qui se moquent des enquêtes publiques et qui reviennent sur des décisions antérieures.   Il n’est plus question que VIVRE cautionne toutes ces mascarades. Nous ne voulons pas faire croire à la population que la santé, l’environnement et la sécurité soient sous contrôle.   Le conseil d’administration réuni ce lundi 5 octobre vient donc de décider que notre association ne participerait plus aux réunions des commissions locales d’information, de surveillance ou de concertation tant que les décisions seront prises en amont malgré la soi-disant concertation, bref, tant que nous ne serons pas entendus. Nous en avisons la Préfecture ce jour.   Pour plus d’informations, nous organisons, avec l’appui de la municipalité de SABLONS, une grande réunion publique le jeudi 12 novembre à 20H30 à la salle Fanély Revoil à Sablons. Cette réunion sera animée par Mme Michèle Rivasi, professeur agrégé de biologie.   Tous les élus du Pays Roussillonnais seront informés et nous rendrons publiques leurs réponses.   Nous comptons sur une forte mobilisation et une implication effective des élus pour obliger les pouvoirs publics à prendre en compte la santé, l’environnement et la sécurité des habitants.

    http://www.vivreicienvironnement.com